Jamais deux sans trois
mercredi 19 janvier 2011, par Emmanuel Caspard - Littérature -# 103 - Fil RSS
Mélancolie de la résistance m'avait enthousiasmé. Tango de Satan, bien qu'à mon avis un peu moins bon que le premier, restait un très beau roman. Et je termine ce soir Au nord par une montagne, au sud par un lac, à l'ouest par les chemins, à l'est par un cours d'eau, du hongrois László Krasznahorkai. Ce troisième roman traduit en français est une merveille. On retrouve, dans ce court récit de la quête d'un jardin caché par un petit-fils de prince japonais, à la fois le rythme balancé et ondulant des longues phrases de l'écrivain, rythme qui m'avait envoûté dans Mélancolie de la résistance, et le dépouillement, la sécheresse presque du phrasé des auteurs japonais. Ce roman aurait pu être écrit par Kawabata, Inoue, Sôseki, Tanizaki ou n'importe quel autre de ces grands auteurs classiques. Un livre à acheter d'urgence, comme les deux autres romans cités.

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