Saint-John Perse : Amers
dimanche 30 novembre 2008, par Emmanuel Caspard - Littérature -# 60 - Fil RSS
« Guide-moi, plaisir, sur les chemins de toute mer ; au frémissement de toute brise où s'alerte l'instant, comme l'oiseau vêtu de son vêtement d'ailes... Je vais, je vais un chemin d'ailes, où la tristesse elle-même n'est plus qu'aile... Le beau pays natal est à reconquérir, le beau pays du Roi qu'il n'a revu depuis l'enfance, et sa défense est dans mon chant. Commande, ô fifre, l'action, et cette grâce encore d'un amour qui ne nous mette en main que les glaives de joie ! ... »
Et vous, qu'êtes-vous donc, ô Sages ! pour nous réprimander, ô Sages ? Si la fortune de mer nourrit encore, en sa saison, un grand poème hors de raison, m'en refuserez- vous l'accès ? Terre de ma seigneurie, et que j'y entre, moi ! n'ayant nulle honte à mon plaisir... « Ah! qu'un Scribe s'approche et je lui dicterai... » Et qui donc, né de l'homme, se tiendrait sans offense aux côtés de ma joie ?
- Ceux-là qui, de naissance, tiennent leur connaissance au-dessus du savoir.
Et le silence qui suit une oeuvre de Mozart etc.

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