Couverture de MilléniumJe reprends ici la série interrompue des lectures des quatre saisons. L'hiver s'est terminé sur le dernier volume de la trilogie Millénium de Stieg Larsson. Pas grand intérêt à en parler plus que ça : du polar politico-journalistique pas mal ficelé, un personnage relativement intéressant avec Lisbeth Salander, un autre beaucoup plus convenu avec Mikael Blomkvist. À lire si on vous l'offre ou si vous êtes un inconditionnel du genre, à moins que vous n'ayez vraiment rien, mais alors vraiment rien à lire dans les deux semaines qui viennent. Les férus d'informatique noteront que cette trilogie est un exemple (encore un) des nuisances que peuvent créer le quasi monopole et le piètre niveau de sécurité du système d'exploitation bien connu de la firme de Redmond...

Couverture de Première heureErri de Luca nous propose, dans Première heure, quelques réflexions et divagations inspirées de sa lecture matinale quotidienne des pages de la Bible. L'auteur italien, qui se définit lui-même non comme un athée qui « se prive de Dieu, de l'énorme possiblité de l'admettre non pas tant pour soi que pour les autres » mais comme « un homme qui ne croit pas » plonge, et nous avec lui, dans une analyse fine et souvent érudite, mais jamais pédante ni obscure, de certains passages des Saintes Ecritures. Il a étudié l'hébreu ancien pour devenir « un maçon qui lit les Saintes Ecritures » et pour pouvoir en comprendre « [...] la lettre toute nue ». Ce (trop) court voyage au cœur du Livre nous touche par sa profondeur, sa subtilité et sa richesse. Il me conforte dans l'opinion que la littérature commence (et finit, d'une certaine manière) avec la Bible.

Couverture des Fruits des CongoEt l'on en revient à Vialatte. On revient toujours à Vialatte. Après les Chroniques de la Montagne et en passant par Battling le ténébreux, on aboutit forcément aux Fruits du Congo. Nouvelle évocation de l'adolescence, nouvelle leçon de style permanente, teintée cette fois de poésie et d'une poignante mélancolie. Lisez Les fruits du Congo et, surtout en ce moment, méfiez-vous de M. Panado (heureusement moi, je l'ai vu, et de ce côté-là je suis tranquille).

La suite bientôt...